Au fil des saisons : panser les vaches

25.03.2013 - Divers

Une alimentation bien adaptée et de bonnes conditions de vie, sont les meilleures garanties de la santé des vaches et de leur production de lait, tant en quantité qu'en qualité. Après la traite du matin, l'éleveur panse ses bêtes, il dit qu'il les "soigne". Une vache de 800 kg mange chaque jour environ 60 kg d'aliments et boit de 50 à 100 litres d'eau.

L'éleveur commence par distribuer les fourrages, essentiellement produits sur l'exploitation, à ses vaches. Les plus courants sont :

  • Foin : herbe conservée grâce au séchage. 
  • Ensilage d'herbe : "choucroute" d'herbe, la fermentation lactique prolonge la conservation, mais ce procédé est plus délicat à maîtriser.
  • Enrubannage : intermédiaire entre l'ensilage et le foin.
  • Ensilage de maïs : "choucroute" des plantes entières de maïs, l'avantage du maïs sur l'herbe étant une forte productivité qui sécurise les stocks de l'élevage, mais les coûts associés à sa production sont importants.
  • Betterave fourragère : cousine de la betterave rouge et de la betterave sucrière, délicate à cultiver et conserver, donc peu utilisée malgré sa qualité fourragère.

L'été, la distribution des fourrages est réduite voire suspendue, car les vaches pâturent l'herbe fraîche.

Pour fournir aux vaches laitières toute l'énergie et les nutriments dont elles ont besoin, les fourrage sont complétés en moindre quantité avec des aliments concentrés, par exemple :

  • céréales de l'exploitation, généralement aplaties pour faciliter la digestion
  • aliments du commerce : principalement des tourteaux d'espèces riches en protéines (colza, soja...), des minéraux...

En fonction de la saison et de la production de lait de la vache (qui n'est pas constante à partir du vêlage), l'éleveur adapte la ration pour couvrir les besoin des animaux. Il vérifie que les vaches ont de l'eau à disposition, à l'étable en hiver, au pâturage en été.

Si vous voyez une vache avec un collier, loin de jouer les coquettes, elle est à la pointe de la technologie ! Son éleveur est certainement équipé d'un DAC (Distributeur Automatique de Concentrés). Un ordinateur gère alors la quantité de compléments libérés du silo vers la mangeoire, pour adapter la quantité aux besoins de chaque vache.

La litière des vaches est rafraîchie régulièrement : les zones les plus chargées en déjections sont curées par des racloirs, et le producteur ajoute de la paille propre. Ainsi, l'ambiance du bâtiment reste saine, et les vaches en bonne santé !

Crédits photo : Agriaffaires, ARVALIS-Institut du végétal, N. Cornec, Association de Gestion des ODG Laitiers Normands

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